SOBRIQUETS DE

TRUCY L'ORGUEILLEUX NIEVRE

Les recherches de parentés ont été faites avec minutie, toutefois la grande homonymie existant entre les noms et prénoms ne met pas totalement à l'abri d'une erreur de branche familiale.

Les prénoms en italique sont ceux qui ne figurent pas à l'état-civil, mais qui ont été adoptés dans la vie courante.

L'ANDOUILLE : Edme Eloy Théodore BEAUFILS (29.7.1839-12.1.1913), marié avec Marie LEDOUX (1840-1912). Fils de Jean BEAUFILS et de Germaine VILDÉ . Père du "Marseillais" (voir plus loin).

L'origine du sobriquet n'est pas précise, mais il semble bien que le fait de ne pas toujours avoir la répartie opportune l'emportait sur l'amour qu'il aurait eu pour l'andouille ...

BADINGUET : François VERNET (3.1.1835-19.8.1914), tailleur de pierre, marié avec Marie-Louise LECLERC. Fils d'Edme VERNET et de Anne-Françoise MORL É .

A é t é surnommé "BADINGUET" un soir de bal, du temps où l'on payait après chaque danse. A cette époque, c'était "FORIEN" qui faisait danser le pays - il jouait du violon et de la clarinette - et après la danse, il faisait la quête avec sa casquette... Arrivé devant François VERNET, celui-ci sortit le porte-monnaie, en retira une pièce à l'effigie de l'affreux NAPOLEON III et dit :"Tiens, j'te la donne, c'est un "badinguet". Il répéta le mot plusieurs fois et cela suffit, bien sûr, pour qu'il héritât du sobriquet. FORIEN ne savait pas encore que la fille de François VERNET deviendrait sa bru.

BARBE : Théophile LEDOUX (15.8.1858-12.5.1943), tailleur de pierre, marié avec Eléonore GUIBERT (14.7.1863-13.10.1939). Fils de Jean Adrien LEDOUX (né en 1828) et de Marguerite LIRON. N'a rien à voir apparemment avec la "sainte Barbe", vierge et martyre du 3 ème siècle, devenue patronne des canonniers, artilleurs, mineurs,sapeurs pompiers et même des femmes mariées... Fêtée le 4 décembre. Le rapport avec les canonniers, artilleurs et pompiers s' é tablit avec le fait qu'une "sainte barbe" est une chambre, dans l'entrepont d'un navire, comprenant entre autres ustensiles courants un petit dépôt de poudre. Se disait également de la soute aux poudres. Par contre, semble avoir un rapport avec sa tante LEDOUX, prénommée Barbe et mariée avec Adrien LEDOUX dit le Jeune. Il est vrai que ce prénom é tait original par sa rareté à Trucy, ne l'ayant rencontré qu'une fois en un siècle.

BASSET : Jules Alfred CORNETTE (4.11.1869-26.6.1950), tailleur de pierre, marié avec Marie LOUET. 7 ème et dernier enfant de Pierre CORNETTE (n é en 1828) et de Cl é mence GAUTHIER.

Sobriquet donné par le père; parlant de son fils, il disait toujours "Voyez pas c'méchant basset...".S'est transmis tout naturellement à son fils Pierre, qui est pourtant bien grand... Etait également surnommé "LA VAPEUR", "LA CHAUDIERE" car il était toujours volontaire pour déplacer la chaudière de la batterie.

BAVARDE (la) : Marie Anaïs BOURBON (14.5.1861-10.3.1911), mariée avec Alexandre PAQUETTE. Fille de Jean BOURBON et de Marie MAUPETIT.

Sans commentaires, était très bavarde.

B É B É : Symphorien Célestin Narcisse MARTIN (21.7.1865- 1929), marié avec Marie-Magdeleine MÉROS. Fils de Symphorien MARTIN et de Marguerite BOURBON.

Employé de chemin de fer à GIEN. Surnom attribué à la naissance... Et ça vous reste à 50 ans et plus ...

BÊLEUX (le) : Clément COIGNET (2.12.1876-7.2.1944), sabotier. Marié avec Julia| PICQ. Fils de Valentin COIGNET (1840-1912) sabotier et de Louise Emélie MORLé.

Il avait une élocution hésitante et commençait toujours les phrases par des be, be, bêe ... Suffisamment pour se faire surnommer., le bêleux.

BERBIQUIER (le) : Léon Joseph NOËL (22.7.1870-16.7.1911), marié avec Honorine BOISSELET (1878-1925). Second enfant d'Henri NOËL et de Marie Julie CHARRIER, couturière.

Doit son sobriquet à son troupeau de brebis.

BERRICHONNE (la) : Marie Augustine DEVALLIERE (19.2.1867-10.5.1923), mariée avec Léonard Constant PAQUETTE. (1 '"Espérance", déjà cité ). Fille de Pierre Paulin DEVALLIERE et de Léonide Séraphine RASLE.

Etait originaire du Berri, très exactement de VEAUGUES, canton de SANCERRE.

BICOT (le) : Marcel DAPOIGNY (5.4.1892-12.10.1938), marié avec Léa GAUTHIER, puis, en secondes noces, avec Aimée MAILLAUD. Fils d'Alexandre DAPOIGNY et de Anne DURLIN.

Surnommé aussi le TURCOT.

BISETTE : Maurice Gilbert THOMAS (12.7.1877-31.10.1946). Sa femme, Berthe Marie BOURBON (18.2.1881-4.7.1951) était la soeur de "Doucet" (voir plus loin).

Fut garde-champêtre à Trucy. Origine du sobriquet inconnue.

BLUE (la) : Alexandrine Rosalie MANNEVY (10.9.1856-1934), mariée avec Marie Léopold Symphorien CAMUS. Fille de Maurice MANNEVY et de Marie Alexandrine BARON.

Origine du sobriquet inconnue.

BONNE ANNEE : Pierre CORNETTE (1.1.1838-8.5.1927), marié avec Marie-Louise PINON. Fils de Jean CORNETTE et de Marguerite BOURBON. Sobriquet dû à sa date de naissance (1er Janvier). Transmis à sa fille Marthe qui a eu les honneurs du précédent recueil...

BOULE (la) : Joseph Adolphe BOULIN (9.8.1862-5.7.1935), cordonnier. Marié avec Geneviève GUIBERT (La Pompette) voir plus loin. Fils de Pierre BOULIN et de Anne-Marie VINCENT.

Boulin, "la Boule", il n'y avait qu'un pas. Le hasard a voulu qu'il ait également une protubérance sur le cou ...

BOULOU (le) : Charles Jean-Baptiste LECLERC (12.5.1860-27/2/1948), a survécu à son jumeau Pierre-Eugène. Fils d'Edme Aubin LECLERC et d'Eugénie DOURNEAU.

A fait ses 5 ans de zouave à Constantine. L'origine du sobriquet reste inconnue. A noter que le nom de famille BOULOU (midi) signifiait au moyen âge "contrepoids d'une romaine", puis "boulon" : surnom de quincailler.

BRICOLE (les) : Sobriquet collectif attribué à toute la famille FRANÇOIS. Jules FRANÇOIS (1841 à Etais-12.1.1905) charpentier, fils de Claude FRANÇOIS et de Marie Alexandrine BARON, et son épouse Louise VERNET (20.2.1845-7.1.1902), fille de Edme VERNET et de Henriette DEVILLERS.

Leurs enfants, Abel Eliacin et Berthe Célénie ont "hérité " du surnom. Origine du sobriquet inconnue.

BRIOT (le) BRIOTTE (la) : Isidore DEVILLERS (orthographié sans i) (13.2.1839-23.3.1909), équarisseur de bois et son épouse Marie Emilie GRESLE. Parents de "La Fra î cheur" (voir plus loin. Fils de Nicolas DEVILLERS, scieur de long et de Marguerite Marie PAQUETTE.

Origine du sobriquet inconnue.

CALACOU : Charles MAUPETIT (24.1.1862-7.5.1927), marié avec Flavie PAUTRAT. Fils de Jean MAUPETIT, journalier et de Reine CROTTé. Beau-père du "Cardinal" (voir plus loin).

Origine du sobriquet inconnue.

CALICOT : Frédéric A exandre VERNET (14.3 .1870-31 .10.1955) , marié avec Claire FOURNIER. Fils de Léon VERNET, tailleur de pierre et de Marie PAQUETTE. ,

Administrateur aux Galeries Lafayette, spécialisé dans le commerce du tissu, d'où son sobriquet.

CANADA : Philippe ANDRE ( 7.2.1859 à Coeurs, commune de Marcy - 18.6.1920) cultivateur. Marié avec Geneviève MOUTARDE.

Origine du sobriquet inconnue.

CANES (les) : Justin Victor CHARRIER (9.3.1874-28.5.1949) cantonnier, Marie CHARRIER (17.9.1877-25.8.1935). Enfants de Thomas CHARRIER, équarisseur de bois et de Marie BOURBON. Célibataires tous deux.

On les appelait ainsi - et notamment pour distinguer les deux Marie CHARRIER - parce qu'ils avaient toujours des canes et des canetons.

CAPSULE : Auguste Amédée CORNETTE (2.2.1858-17.5.1943) tailleur de pierre, maré avec Julie PERROT "la Tête en l'air" (voir plus loin!). Fils de Pierre CORNETTE et de Clémence GAUTHIER, frère de "Basset", déjà cité et de "Potasse" (voir plus loin).

C'est à sa qualit é de chasseur - et notamment des petits "démêlés" rencontrés dans ce domaine - qu'il doit son surnom. Capsule : amorce de cuivre au fulminate, pour les armes à piston.

CARDINAL (le) : Louis Léon V ERD I ER ( 25.8.1894-1.3 .1969) bûcheron. Marié avec Marie Léonie MAUPETIT (9.11.1888-1.2.1957). Fils de Charles VERDIER et d'Eugénie Victoire VANNIER.

Verdier représentait la force et ce grand gaillard hurlait après son mulet presqu'autant qu'après la Marie... Sa démarche curieuse était due au fait qu'il avait eu les pieds gelés lors de la guerre de 1914-1918.

Sobriquet dû tout simplement au fait qu'un Cardinal s'appelait Verdier...

CASIE (la) : Eléonore GUIBERT ( 14.7,1863-13.10.1939), mariée avec Théophile LEDOUX , "Barbe", déjà cité . Fille de Jean-Baptiste GUIBERT (8.9.1828-9.3.1886) et de Geneviève VERNET, née le 26.3.1830.

Etant jeune fille, avait un petit béguin pour un certain Casimir. Les gens disaient "La Casie" ...

CASSEPIGNE : Théodore PINON ( 26.9.1834-11.1.1913), cultivateur, marié avec Marie GIRAULT. Eurent 6 enfants. Fils d'Edme Vrain PINON, vigneron-tonnelier, et de Marie-Thérèse BOUTRON.

Portait toujours une casquette à visière. Fut Maire de Trucy du 17.09.1870 au 9.12.1874 et du 8.10.1876 au 30.07.1881. Cassepigne signifie littéralement "casser le peigne" (en patois pigne), mais la relation avec le sobriquet n'est pas établie.

CATOR (ou QUATOR) : Auguste CORNETTE (22.12.1828-7 .6.1912), marié avec Marguerite LEDOUX (5.9.1836-5.12.1890). Fils de Edme Aubin CORNETTE, scieur de long et de Pétronille COQUARD.

Le sobriquet semble avoir un rapport avec le fait qu'il était le quatrième enfant.

CHARASSE : Téophile LOUZON (17.12.1847- ? ). Fils d'Edme LOUZON, jardinier et de Pétronille VERNET.

Entrepreneur à Paris, il fit creuser un puits de 40 mètres en Gourée dont le.débit s'avéra insuffisant pour alimenter Trucy. Amédée PARENT, dans son livret, explicite les querelles et divergences techniques que suscita ce projet.

CHICORÉE (la) : Jules FEBVRE (1.9.1840-28.1.1926), maréchal. Marié avec Marie Anne PICQ. Fils de Thomas FEBVRE et de Marie MARTIN.Fut Maire de Trucy du 18.5.1884 au 9.06.1900.

Origine du sobriquet inconnue.

CHINOIS (le) : Alfred Victor MARTIN (25.6.1857-vers 1904), Marié avec "la Dinan". Fils de Symphorien MARTIN et de Marguerite BOURBON.

Participa à l'expédition du Tonkin (1883-1885) d'où son sobriquet. L'enseigne"Au Chinois" figura ensuite sur la porte du café-bal situé sur le Quart (ancienne ferme de Nugues) qu'Alfred Victor MARTIN tenait avec son épouse.

CHOUBI : Célestin PARENT (20.5.1845-22.11.1927) . Marié avec Marie Agathe PAQUETTE (1845-1924). Fils d'Etienne PARENT, tailleur de pierre et de Marguerite GIRAULT.

Origine du sobriquet inconnue.

CHRISTE (la) : Marie Anne LECLERC (5.9.1844-1.8.1909). Mariée avec Alexandre LECLERC. Fille de Edme Hubert LECLERC, tisserand et de Victoire BOURBON.

Origine du sobriquet inconnue.

CIGALE (la) : Georges GAUTHIER (23.4.1865-1.10.1951). Mari é avec "La Gueugnotte" (demoiselle GUENOT). Fils de Jacques GAUTHIER, vigneron et de Victoire COQUARD

Bien des gens ont pu voir le dessin d'une cigale piqué sur une poutre du café tout en ignorant pourquoi ce surnom?

En fait, tout gamin, il avait trouvé une "cigale" et tout heureux voulut la ramener à la maison. Mais la "cigale" lui faussa compagnie et c'est très éploré qu'il conta sa malchance en répétant : ma cigale, ma cigale... Il est possible que la "cigale" en question n' était qu'une "vendangeuse" qui a pour nom scientifique Tettigonia. A moins qu'il ne fut aussi chanceux que cette personne habitant Les Loges près de Pouilly qui, parait-il, en trouva une réellement ?

CIVE (la) : Emile LOUZON (27.10.1850 - ? ) tailleur de pierre. Marié avec Marie VERNET, lingère. Fils de Jean LOUZON, tailleur de pierre et de Marguerite VERNET. Frère du Zoulou et de Malripé (voir plus loin).

Sur le chantier, au casse-croûte, mangeait fréquemment des cives. C'est d' ailleurs excellent avec du fromage blanc ...

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